Du "moi" en veux-tu en voilà...

"Et si c'était par la fin que tout commençait?"

17 décembre 2007

La Vodka du Diable.

Faut poster régumièrement pour être in, alors c'est officiel, je ne suis plus dans le coup.

Ce week-end, j'ai passé mon temps à faire l'adolescent : soirée avec de l'alcool le vendredi, PES avec de l'alcool le samedi, tout ça entrecoupé de matches de foot interminables à la télé. J'ai regardé 8 matches, ou 9, ou trop.
Samedi, je ne suis même pas allé en boîte alors que j'avais l'occasion de faire mes retrouvailles avec le dancefloor rouennais. Trop froid, trop fatigué, j'irai la semaine prochaine, sûrement le vendredi.

N'en déplaise à l'âme maternelle, mes soirées en boîte me manquent. Elles apaisent pourtant ses nuits.
Cette époque est probablement derrière moi, pas tout à fait. Il me reste encore quelques mois pour rentrer en boîte sans avoir le sentiment de ne plus être à ma place. La population se rajeunit, les connaissances s'éparpillent, j'avance avec des souvenirs qui petit à petit se dilapident...

J'aimais être là où il fallait, serrer vingt-cinq mains, descendre des verres en sous-marin, me mettre high et les voir me regarder discrètement. C'était bien mais aujourd'hui c'est loin. Je sais aussi qu'il y a eu des vagues d'ondes négatives, je ne les oublie pas, mais enfin... Je me souviens qu'il y a eu du vomi, du sang, et des lendemains... et des flashbacks furieux qui m'envahissaient seulement le surlendemain.

Là-bas, ce n'était pas que boire pour boire (il n'y a plus d'espoir), le plaisir qu'offraient les conséquences de ces moments de convivialité primait. On savait qu'on rirait, alors on en riait à l'avance, attendant d'accéder à la vertigineuse chute vers le ciel, sur un sol de plus en plus instable. J'aime ça, quand mon esprit se détache de mon corps, paisiblement, rarement pour être conscient de notre indépendance au côté obscur de cette substance.
Et qu'on ne me mente pas, ça ne se passait pas que dans ma tête, des gens ont dû tomber amoureux de ma personnalité alcoolisée, pas du moi version week-beginning.
Dans cette autre vie, j'ai sympathisé sincèrement avec des mecs que je n'ai jamais recroisés, et j'ai eu des sentiments pour des filles parfois vulgaires alors que je les avais à peine zoukées. J'ai fumé des cigarettes de bon coeur et à pleins poumons, j'ai laissé s'éterniser des sourires faciles à interpréter, sans les interpréter. J'ai foncé tête baissée vers des illusions. J'ai pleuré de vives larmes quand un appel m'a appris qu'elle était morte. J'ai aimé pouvoir pleurer de toutes mes forces dans la boîte, devant tout le monde. Il devait être 2h, je sais pas, mais j'ai vraiment pleuré longtemps ce soir-là, avant de leur demander de me ramener chez moi. Putain. Quand les soucis étaient moins importants, un TGV -d'un trait- m'offrait l'opportunité de relancer (ou de mettre un terme à) ma soirée.
J'ai perdu la femme de ma vie deux ou trois fois, trahi par le CHU ou la géographie, mais ces soirs-là, même défoncés, même une soirée, on s'est aimés.

Là-bas, je n'y allais pas quand je ne me sentais pas beau. Là-bas, j'ai presque tout fait : contracté les abdos, porté sa tristesse sur mon dos, lutté contre l'appel du dodo, roté du Mac Do, et certains se souviennent même que j'ai franchi le rideau; mais jamais, non jamais, je n'ai bu un verre d'eau!

Posté par delpecco à 01:36 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

...

Ouais, soit un peu plus in désormais, tu faisait chier à plus poster.

"je les avais à peine zoukées" et puis c'est quoi cette expression à la con, hein, hein?

... joli post, sinon. =)

Posté par heela, 17 décembre 2007 à 17:14

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