Du "moi" en veux-tu en voilà...

"Et si c'était par la fin que tout commençait?"

19 novembre 2007

Amor, amor.

Nonobstant le fait que je m'accorde le privilège de commencer un article par nonobstant, je dois vous parler.

Déjà demain, grève, ligne 12 pas trop en forme, inconséquences du vaccin de la grippe, fatigue, 20 ans de Marie, putain déjà 20 ans, mais merde j'ai quel âge moi? C'était cool, de B à Y, merci.

J'peux le dire en toutes lettres, je suis C.E.L.I.B.A.T.A.I.R.E. C'est bizarre de le dire avec un sentiment de régression, et pourtant c'est un fait qui émane de mon comportement et de ma volonté(?). J'sais pas moi, j'ai rien dit car je ne ressentais rien, ni le besoin de rassurer, ni l'impression qu'il fallait que je clarifie quoi qu'ce soit. Mais je m'en excuse quand même. J'ai provoqué des sourires, des orgasmes, des doutes, forcément des larmes, un peu d'énervement, et malgré tout, j'pense que cette relation a été bénéfique pour nous deux. J'aurais juste peut-être dû arrêter avant que ça commence, mais bon, toutes les relations ne sont pas faites pour s'éterniser...

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Lors de mon week-end d'il y a deux/trois semaines, j'me suis vraiment fait plaisir. Le fait qu'il y ait du punch et que je ne connaisse pas la plupart des invités a participé à mon bonheur. C'était plutôt inédit comme configuration : moi au Mans, avec pour seuls repères deux filles avec qui je partage surtout des souvenirs ponctuels mais intenses, et un contact alternatif à distance assez sincère mais seulement sincère.
J'me suis rendu compte que le hasard de la géographie était vraiment une putain d'arnaque. On est loin, tout le temps, de tout, et on passe à côté de tout le monde. J'demande pas qu'on m'offre un camping-car pour combler ma frustration, j'avoue juste que je peux m'attacher vite à n'importe quoi. Y avait des gens gentils à cette soirée -couples ou pas, on s'en fout- des personnes avec qui partager une soirée m'a suffi pour comprendre que OUI, une amitié aurait pu se développer! J'aime ça, rester sur ma faim. J'adore les potentiels jamais pleinement exploités. Je m'épanouis dans la frustration. Oh yeah!

Les choses se sont passées comme elles devaient se passer, j'ai aimé boire, parler, rencontrer en sachant qu'il n'y aura sans doute jamais de bientôt, et j'ai surtout adoré cette soirée de botor! Wouuuuuuuuuh comment ça fait du bien d'être livré à soi et à soi-même.

Je n'ai pas eu besoin de ne pas être aveugle pour voir qu' Emma n'était pas mécontente que je sois là. C'était rassurant car finalement, je pense qu' elle et Claire sont deux meufs qui me permettent de réguler ma fougue! C'que je veux dire, c'est qu'on n'a pas besoin de côtoyer des personnes tous les jours pour que celles-ci puissent être les personnes qui canalisent nos états d'âme. Enfin participent à...

Photo pour contextualiser ou pas?

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A part ça, après on est allé en boîte, d'où des blagues sur la techtonik, des morsures anecdotiques, un voyage chaotique (pas pour moi), des délires d'alcooliques et aussi (malheureusement) quelques timminicks...

Donc ouais, des photos en voiture, normal.


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J'ai des milliards de trucs à dire, mais ce ne serait pas très correct de ne pas les dissocier de ce week-end singulier.
C'est pas facile de condenser des événements, des idées, alors j'le fais pas, c'est plus simple.

J'embrasse toutes les personnes que j'ai croisées lors de ce week-end, pas de liste, pas de prénoms, juste dire que s'ils existent, c'est que ce soir-là, ils ont transcendé mes démons...

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15 novembre 2007

J'envoie des textos en anglais.

Un article histoire de... surtout pour montrer que le précédent n'est plus d'actualité.

Là j'vais aller m'entraîner, ce soir je fais une soirée Kebab-Beaujolais Nouveau (Benjamin brings his ass and my father the swimming-tiz...), qui a un planing plus alléchant?
Aujourd'hui, j'ai envoyé deux p'tits articles de chez moi, car il y a grève, j'critique pas, au contraire. J'ai pas envie de me lever, dormir jusqu'à la gare pour constater que je ne peux pas aller jusqu'à Saint-Lazare, alors je dors chez moi et travaille chez moi (travaille, lol). Par exemple, ça c'est représentatif de ce que je fais depuis que je suis là-bas : CLIK Là.

A part ça, rien! J'suis bien, j'ai plus envie de mordre que de fondre, ne ressent plus la nécessité de me morfondre.
C'est reparti, opé physiquement, mais là c'est la grève qui arrive au mauvais moment.

J'ai hâte que Noël soit fini, que 2007 soit définitivement terminée, et que 2008 et ses promesses la balaient. C'est fou comme j'écoute tout le temps la même chose en ce moment, 7 titres que j'avale en apnée. Le titre Lumumba me met dans tous mes états, ça risque d'être chaud le 07 janvier. L.A.L.C.K.O.est vraiment le plus fort.

Je mettrai de la sauce samouraï dans ma galette royale ce soir, c'est sûr, et après une soirée pleine de graisse et de degrés, de sagesse et d'excès, je reviendrai sur le PC, et il y aura "deux nouveaux commentaires".
Je n'aime pas écrire d'articles en plein après-midi, alors j'en écrirai un nouveau ce soir, comme si celui-là n'avait jamais existé. Je parlerai d'autres choses, je sais pas. Et comme je mens parfois ou ne respecte pas souvent mes engagements, je ne ferais peut-être rien, le festin pouvant précipiter l'ascension d'un sommeil profond... 
A 10h10, j'aurai envie de pisser, mais je repousserai l'échéance jusqu'à 10h 37, là je me lèverai, puisque j'ai du mal à me rendormir une fois que mes pieds ont épousé une surface froide et horizontale (j'ai déjà eu l'impression que cette façade était verticale, alors je me recouchais). La douche ne me réveillera sans doute pas assez, mais un mail viendra pimenter mon attention, je le lirai tout seul, quatre fois, avant d'appeler ma soeur pour lui en parler.

C'est souvent quand on a mangé comme un porc la veille qu'on a le plus faim le lendemain midi, alors je ne dérogerai pas à la règle, tant pis, y'a pas de résolution à prendre un vendredi 16 novembre, y'a rien le vendredi, rien au mois de novembre, encore moins le 16.

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06 novembre 2007

Chacun sa déroute.

"J'veux devenir c'que j'aurais dû être".

Je ne pourrais pas tout le temps me cacher derrière les gènes que le sang et le sens du vent m'ont poussé à développer.

Je suis faible car je déforme, je cache, j'arrange; je suis faible car je suis honnête, fou, irresponsable et inconscient.
Ma vie peut devenir triste si je continue d'avancer sur ce tapis rouge que mes démons ont installé sous mes pieds de victime consentante qui ne savent pas reculer (ouais, moi, le moonwalk euuuh...).

J'aimerais encercler ce vice, le bâillonner, le faire parler, le faire cracher... Pourquoi me forcer à brûler les étapes, à dévier en sous-marin, à m'emmener si loin?
Les gens ont pris l'habitude de glorifier leurs excès en sachant au fond d'eux-mêmes que leur narration éponge un espace qui se situe entre Songe et Mensonge. Moi je fais tout ce que je dis, et malheureusement je ne dis pas TOUT ce que je fais. Je banalise mon quotidien en évitant les zones ombragées, les territoires outragés et les routes où le trajet est tellement pénible à digérer que...
J'ai honte car je suis un petit con qui n'offre aucune résistance quand ces bâtards de démons viennent me draguer. Il n'y a rien de plus culpabilisant que de tomber tout seul. Quand on tombe tout seul, on ne peut pas se relever tout seul.

Je ne veux surtout pas parler. Je veux juste des sourires, pas de leçon, de la compassion, pas de brutalité, des ellipses maladroites, et un verre de Freeway Cola!

Au nom des cernes, du vice, et du Mal qu'on vit...

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31 octobre 2007

Un jour fermé.

Attends, nan mais regarde, comment je peux savoir quel jour on est, quelle heure il est, quel mois on est, et qui je suis? Mais qui sont-ils? Ils sont nos ennemis.

Aujourd'hui je ne suis pas allé à Paris, j'avais décidé ça en me couchant. Je me suis réveillé à 13h30, j'étais tout seul chez moi, j'avais pas spécialement l'impression d'avoir beaucoup dormi. Je me suis plus ou moins levé, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le match, ma journée a vraiment commencé vers 14h30.

J'ai faim, je dois acheter du pain, je veux m'acheter un magazine. Chez moi, le centre commercial n'ouvre qu'à 15h alors j'attends, prends 10 "e", les clefs de la voiture, celles de la maison, un CD... un brin d'arrogance m'accompagnera dans la dégaine.

A peine cinquante mètres effectués dans ma rue, je croise Abdel, barbe de deux semaines, bonnet lacoste noir mal enfoncé, scooter, sourire aux lèvres gercées. Mon pote de primaire, on se croise irrégulièrement mais jamais sans se perdre de vue (sauf quand un de nous deux est au frais...). Ce mec, c'est une vision de vie différente, le côté obscur de la France d'aujourd'hui. On a fait le bilan des nouveautés depuis notre dernière entrevue... ça s'résume à moi qui sors de maladie, lui qui en c'moment aime bien la mécanique, nous deux qui parlons musique.

Rap brutal dans ma Punto, petit pansement au-dessus de l'arcade gauche, flashback furtif de cette époque où nos avenirs étaient prometteurs, quelques hectomètres plus tard, j'achète le magazine, joue un cote & match, la boulangerie est fermée. Une deuxième, une troisième puis une quatrième me ferme ses portes. Qu'à cela ne tienne, le messie n'est pas très loin. Il a des tatouages sur les avant-bras, une cicatrice sur la joue, un oeil défaillant et une grosse boucle d'oreille. Certes il cumule les preuves d'un passé tumultueux, mais lui au moins est au courant que le 31 octobre n'a jamais été ferié. Et son pain est bon, mou avec beaucoup de mie, et c'est là le plus important.


Aujourd'hui, plus que jamais, je n'avais pas le moindre repère temporel, c'était pas génial. Samedi, je vais à un anniversaire au Mans, lundi c'est officiel, je retourne à Paris.
Sinon, Monaco-Lens avec Patrick Montel aux commentaires, c'est assez indigeste, comme à peu près tout ce qui sort de la bouche de ce sous-homme.

J'sais pas ce que vous en pensez, vous, mais moi, ce clip me fait peur :

Demain est un jour ferié, aujourd'hui était un jour fermé.

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30 octobre 2007

La tête et les jambes.

Avant, quand les gens me regardaient de la tête aux pieds, j'pense que c'était pour me faire comprendre qu'ils nous détestaient, moi, ma gueule d'autochtone et mes Air Max requin blanche et bleu ciel !
Ou sinon ces regards étaient ceux de meufs méprisantes ou amoureuses, trop belles ou trop pas (dans la vraie vie "trop pas" j'le dis jamais).

Plus je marche en ville (week-end ou pas), plus l'atmosphère est détestable. J'ai du mal à respirer au contact de la foule, j'emmerde tout le monde.

Depuis quelques semaines, les choses ont changé.
J'aurais pu croire que ce mouvement de tête et son étape finale avaient pour unique but le jugement de l'état de mes baskets, mais nan!

J'ai failli oublier la mode, et pourtant, celle-là, elle ne s'oublie pas! A ses victimes, elle colle littéralement à la peau.

Les gens, en baissant les yeux progressivement, veulent voir s'il y a un décalage entre ma tête et mon style vestimentaire. Autrement dit, mon faciès de métrosexuel a-t-il l'audace de porter un Slim? La réponse est NON, je n'aime pas la tecktonik!

Ok c'est amusant de voir des gens la danser, de copier des mouvements de bras pour générer des fous rires et des souvenirs, mais foncièrement, j'pense que ce mouvement cache des comportements malsains et symptomatiques. J'suis sûrement parano, mais j'peux pas m'empêcher de voir en cette putain de danse de tarlouze (désolé fallait qu'ça sorte) une génération de nightclubbers androgynes qui fait semblant d'avoir trouver une alternative aux deux seules options musicales sérieuses quand on est jeune : le rock et le rap!

Fffffffffff, en tout cas, ne comptez pas sur moi pour mettre ces jeans de merde qui, d'façon, ne m'iraient pas.

Mais ne croyez pas que j'méprise tout le monde par principe. La Tecktonik ça m'fait rire, l'engouement est illégitime mais dans la suite logique des choses, et je n'fais pas trop de cauchemars à cause de ça.
C'est juste que je suis persuadé d'avoir bien interprété les regards qui ont croisé mes chevilles cet après-midi. Ils se demandaient pourquoi ça moule pas en bas, là... Et donc par extension de clichés, pour moi, les mecs qui mettent des slims sont les mêmes qui s'font des aprem' tecktonik en plein air, normal quoi.

Pour la poignée de gens qui pensent que j'ai une vie au-delà de la tecktonik, j'tiens à dire que mon week-end a été plein, plusieurs activités peuvent en témoigner : un poker le vendredi soir chez Alex, un concert de pe-ra chaud chaud chaud (Don't Panik Tour, Médine et Bouchées Doubles) saturday night, et un dimanche ping qui m'a vraiment fait du bien.

Mercredi, je retourne à Paris.

Bonne nuit.

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25 octobre 2007

The place to be.

J'avais pas prévu de regarder Ca se discute ce soir, en partie à cause du sujet de l'émission "Célébrités traquées : victimes ou consentantes? "

C'est pas vraiment le genre de trucs qui me fait marrer, alors j'avais déserté ma télé après le foot. Foot que j'avais regardé essentiellement parce que j'avais parié sur le match, et en aucun cas parce que je suis fan de l'OM (et puis quoi encore!).
Ma mère m'a fait comprendre que ça chauffait sec sur le plateau de Jean-Luc, alors j'ai pris mon courage et ma télécommande à deux mains, et autant être clair, j'le regrette pas! Bon j'ai pas tout regardé, mais croyez-moi c'était frrrrais comme des glaçons...

Le plateau était garni de stars - lol - Gregouze le millionnaire, Daniel Ducruet, la grosse du Maillon Faible, Xavier Delarue et Tatiana, Richard Virenque... Après un bref coup d'oeil jeté sur ce casting de rêve, j'ai compris que France 2 allait être, ce soir, THE PLACE TO BE!

Le pitch de l'émission? Des victimes de la presse people jouent sur l'émotion pour montrer que la vie dans ces "torchons de magazine", c'est pas tous les jours marrant. Face à leurs bourreaux de paparazzi, l'heure était venue de régler quelques comptes. La principale cible de la soirée a vite été trouvé : Jean-Claude, un paparazzo mal habillé d'un jean bon marché et d'un t-shirt sportwear, qui bizarrement acceptait d'être à visage découvert tout en faisant comprendre que lui, ce qu'il pêchait, c'était du gros poisson. Bref, ce gars a pris cher, mais moi, j'étais solidaire de son discours.

En fait, la première scène lolante, je l'ai manquée, c'est celle où Ducruet joue au bonhomme, se lève de son fauteuil, crispe sa mâchoire carrée, et fait semblant d'aller en coller une à Jean-Claude. Les mecs de la sécurité ont le temps d'intervenir -pitoyable- on se serait presque cru dans la cultissime émission belge Ca va se savoir, à la différence que là, y'avait pas le moindre second degré, les pauvres incarnations de la loose à la française se prenaient encore une fois au sérieux.
Evidemment, les invités n'étaient pas des énormes vedettes, et donc pas forcément les plus plebiscités par ces gars-ci, voilà.

Pour en revenir au Jean-Claude, il avait vraiment le sale rôle puisqu'il était conspué par le public à chacune de ses prises de parole, genre la presse people c'est de la merde et c'est dégueulasse de s'insérer dans la vie privée des gens connus.
Ducruet a voulu le tuer, Xav' lui a sorti des vannes d'enfant de huit ans, et Richie -la seringue- Virenque, déguisé en zèbre pour l'occasion avec une chemise de cow-boy triste, a lui aussi participé à la partouze lyricale avec sa voix nasillarde et son bronzage d'Avoriaz, assénant de timides "Mais virez-le, il provoque là! Mais virez-le quoi j'veux dire".

Hum, JiCé a été fort, notamment dans une réplique qui lui a permis de se mettre tout le monde à dos, confirmant son statut de pilier de l'émission.
Contextualisation : Ca braille, ça gueule, on ne s'entend plus, ça monte dans les aigües, et JC balance une vérité qu'il avait prévu de tèj dans la marre quand le vase allait être sur le point de déborder : les stars de pacotille invitées -enfin pas eux précisément mais les célébrités de ce calibre-  eh bah parfois, ils prennent l'initiative de téléphoner aux paparazzi et de mettre en scène leur vie, pour alimenter un peu leur maigre buzz.
Ca continue, Jean-Claude se fait enchaîner, et là, l'ami reprend la parole et claque un sanglant et cinglant : "De toutes façons, j'dis ça mais je n'ai jamais pris aucun d'entre vous en photos, je ne fais pas les seconds couteaux!"
Blaaaaaaaaaaah je jubile!!
Suite à cette déclaration, Ducruet se lève, menace de quitter le plateau, le public lance des Daniel! Daniel! il reprend place, tout le monde est content.

C'était beau c'était bien, Eve Angeli rejoint le plateau accompagnée d'Amanda Lear, et ne cherchez pas d'ironie, leur apparition hisse le niveau de raisonnement un ton au-dessus. Eve Angeli fait comprendre qu'en passant ses vacances à St-Tropez, on a plus de chances de se faire flasher qu'ailleurs. Mister Amanda a du mal à détecter la présence de matière grise chez Greg le Maçon. Greg, d'ailleurs, se fait remarquer un peu plus tard en donnant "rendez-vous après l'émission pour montrer d'où il vient" à un spectateur qui le chauffe un peu.

Ca part en couilles, Jean-Luc -l'aspirine-vodka airlines- Delarue ne maîtrise plus rien, est prêt à aller au clash avec Alexia -le rythme dans la peau- Laroche-Joubert, et j'éteins la télé avec le sourire. J'en ai eu pour mon argent.

Y'as des soirs, vraiment, je me couche en me disant que la redevance télé, faudrait l'augmenter...

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23 octobre 2007

Pas d'chichi.

Si je savais comment changer la bannière de mon fuckin' blog, eh bah j'la changerais pas ! Enfin si un peu, je laisserais la même avec écrit "Pichichi : Pas d'chichi".
Malheureusement je n'ai pas les compétences nécessaires alors je fais avec les moyens du bord et une accroche présomptueuse : "Le blog de la mixité culturelle et sociale". C'est ma soeur qui l'a faite y'a longtemps, alors c'est cool, et puis on s'en fout, l'important c'est le contenu, enfin pas seulement mais... C'est juste un peu con pour les gens qui atterrissent par ici par hasard par exemple (message subliminal... PARS! PARS! PARS!). Parce que faut être clair, tous les gens savent que tout ce qui émane de ma bouche aux lèvres labellorosisées, c'est tout sauf un message fédérateur.

Les couples à la Roméo et Juliette, la Belle et le Clochard, Chevallier et Laspalles, le sucré-salé, Charly et Lulu, Chirac et Balladur, le chocolat et la pistache, Sarko et compagnie, les choux de Bruxelles et le petit salé (ça s'fait pas, franchement, à l'école primaire) eh bah tout ça, j'ai jamais cautionné.

  naturaldisasters                                           

Moi, j'ai été élevé à la Olivier Atton et Ben Becker, Typhoon et Earthquake, Cantona et Man United, les frites et les desserts, Lucile, Amour et Rock'n Roll, Arnold et Willy, et par contre une grosse désillusion m'a contraint à faire un choix, dur... c'était Ricky OU la belle vie!

Alors j'ai choisi la belle vie : laisser le temps prendre mes décisions, choisir par défaut et rarement par conviction, vouer un culte pour le bordel organisé, donner la sensation que mes approximations sont calculées, laisser faire les choses, "on verra j'te rappelle", croire n'avoir aucun principe mais des idées sur tout, critiquer par derrière, aimer en silence, se maquiller en public, pleurer tous les six mois, et devenir quelqu'un de bien grâce aux cons à qui je ne veux pas ressembler. C'est à force de croiser des âmes détestables que je façonne ma personnalité, par défaut donc, encore.

"Le droit chemin est la meilleure des voies, même si j'titube des fois..."

J'ai peur de la notion de "naturel", j'comprends pas. Pourquoi les gens se vantent d'être jugés à l'état pur? Ne pas avoir de culture, l'assumer et le brailler, avoir des défauts qui demandent trop d'efforts pour leur vie et ses conforts ; en fait c'est ça être naturel : con et borné, ne pas vouloir changer, fantasmer sur ses imperfections, ne pas tolérer les critiques, se permettre de tout dire sous prétexte que nous ne sommes rien, tous sans exception. Le naturel, en gros, c'est avoir un putain de strabisme et être choqué que personne ne nous dise qu'on a des yeux magnifiques.

Moi j'aime bien me dire que la personne qui est avec moi a mis du temps à se préparer, qu'elle a effectué des choix draconiens pour sa tenue vestimentaire, qu'elle a passé un temps fou devant son miroir, et caetera. Refuser ces phases, c'est manquer de goût, car oui, ici, j'ai le droit devoir de dire ce qui est bon et ce qui est mauvais. Nan mais sérieux, ça fait partie du charme des scènes du quotidien, ce n'est pas QUE être "superficiel" et victime des tendances. Faire quelque chose en pensant faire plaisir... Penser qu'il ne faudra pas oublier de tricher un peu sur... Faire semblant de penser que... J'aime ça, quand le gentil mensonge cohabite avec le sourire forcé.

J'en ai marre qu'on me parle d'état pur, des pâtures aussi. (j'aurais dû dire sans transition à la sauce au Poivre, ça m'aurait épargné cette vilaine allitération).

Mes parents m'ont vite fait expliqué la séparation des déchets : machin les plastiques, les verres, les trucs normaux etc.
Grâce à cela, j'ai jamais eu l'idée de balancer des piles par terre (mais pourquoi?), d'façon j'ai rarement des piles dans la main, comme ça. Si j'ai de la place dans mes poches, je garde machinalement mes papiers à l'intérieur de celles-ci, sauf quand c'est des emballages de bouffe. Quand je joue au basket avec une poubelle en guise de panier et que je rate ma cible, je suis du genre à assumer, à aller rechercher mon ballon(= ma canette), et finir proprement par un dunk. Pour finir, j'éteins toujours les lumières avant de dormir (... "bah moi aussi connard je dors dans le noir!" c'est bon pas besoin de m'insulter, c'était une blague).
Bref, comme beaucoup de gens, je fais le nécessaire pour ne pas être accusé de collaboration de détérioration progressive de la planète.

A part ça, j'en ai rien à foutre de savoir comment fonctionne une station d'épuration, les chiffres qu'on m'annonce à la télé pour me dire quand explosera la planète, j'les écoute même pas, et l'exploitation de la droite de la mouvance écolo, eh bah je l'emmerde avec un grand E, et deux grands M, un autre grand E, un grand R, un grand D, le grand E encore, et pour finir j'l'emmerde avec Pascal, le grand frère. (Yasssource d'inspi)

Il m'arrive de jeter des papiers par la fenêtre de la voiture, je crache régulièrement mon chewing-gum par terre, souvent la lumière reste allumée un peu partout dans ma maison, et les donneurs de leçon et les reportages en carton me donnent envie de prendre ma voiture pour aller chercher le courrier au bout de mon allée, juste pour faire chier.
C'que je veux dire, c'est que faire culpabiliser le citoyen moyen que je suis, c'est un peu débile. Moi j'peux rien faire de plus pour sauver le monde. J'suis vraiment au maximum en terme de coopération. Donc, je n'éteindrai pas ma lumière pendant cinq minutes symboliquement le jour où tous les moutons le feront. Ca fait pas de moi un rebelle, mais je m'efforcerai quand même (au contraire) à compenser comme je peux cette action de merde.

Car qui a le plus la gueule du coupable : moi et la capsule de Kro que je jette dans la nature dans une situation post-caps, ou le botor de chef d'entreprise dont l'usine fume, pue, pollue autant que des centaines de milliers de "moi" ?

(gna gna gna oui mais si tout l'monde faisait comme toi euuuuh, y'aurait tellement de chewing-gums par terre qu'on se croirait à Hollywood Boulevard).

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17 octobre 2007

Juste du débit.

Là j'suis comme ça avec mon peau d'pêche noir Phat Farm en bas et un T-Shirt de rien du tout rose uni (H&M) qu'Alex et Natacha m'ont offert à un Noël, et on pourrait se dire que j'en ai rien à foutre de tout c'qui s'passe autour de moi... 

J'ignore pour quelles raisons j'en suis venu à ça mais j'dois avouer que quelques petits trucs m'ont dérangé dernièrement. La France déjà, franchement, c'est un beau pays de merde. Je ne suis fasciné par aucune autre nation, aucune culture (c'est triste), mais ma situation de Frenchy qu'on pousse à s'assumer, ça ne m'emballe pas plus que ça. Dans notre pays, les icônes -et c'est prouvé par des sondages (de merde, mais représenatifs quand même)-  sont Mimie Mathy, Smaïn, Johnny, David Douillet, Noah, Zidane, Nicolas Hulot, et là encore c'est pas les pires... si en fait j'crois que j'viens de vous donner le nom des pires merdes qui se dandinent sur nos écrans.

Bernard Laporte, avec son physique délicat, son manque de délicatesse (qu'on appelle franc-parler), ses fautes de français (=enthousiasme), ses carences capillaires et sa déficience visuelle (= il a une "gueule"), a sans aucun doute fait un grand bond dans le coeur des Français. Accessoirement sélectionneur de l'équipe de France de rugby pour encore quelques heures, il reste néanmoins -et c'est là l'essentiel- une bonne grosse tâche. J'en ai marre qu'on glorifie ces pauvres mecs bidons sous prétexte que tout le monde les comprend et peut s'identifier facilement. Tout ça, ça joue forcément un rôle non négligeable sur l'amincissement spirituel de la masse spectatrice. Et là j'me suis dit : "Mais, mais putain..." J'ai enlevé le cheveu que j'avais sur la langue, et j'ai dit à ma mère que la France, vraiment, c'était un gros pays de bouffons. Nos icônes font des pubs pour du jambon et des opticiens, alors que les rares trucs qui réussissent à me fasciner, c'est la discrétion, la parole rare mais forte, les regards qui en disent moins que des mots mais plus que des pubs, la désinvolture pas programmée, et surtout pas le débit de vide. J'sais pas moi, mais les grosses grosses grooosses stars étrangères ne se rabaissent pas à légitimer leur statut en nous abreuvant de leur lourde présence. Ca m'a l'air plus délicat à l'étranger, moins lourdeau plus exactement.
J'ai envie que tous les gens qui cautionnent ou alimentent cette déchéance partent de la fête et nous laissent entre nous. On pourra critiquer leur départ en paix.

Mon pays, j'le déteste! Je n'veux pas le quitter tellement j'aime le critiquer. Je fais partie des gens qui trouvent que les traditions et les clichés de partout c'est cool, mais chez nous c'est ridicule. Quand j'vois un écossais en kilt, un allemand avec de la mousse de houblon sur la moustache, je trouve ça beau; quand un connard avec un faux coq tricolore sur la tête est torse nu, une baguette sous le bras, je me dis que j'ai raison d'espérer le malheur pour mon pays. J'ai envie qu'on se fasse baiser par l'Europe, envahir par l'Afrique et en-uler par l'Amérique. Mettez-moi une bonne petite bombe un soir de victoire de l'équipe de France de j'sais pas quoi dans les rues de n'importe quelle agglo qui diffuse le match sur écran géant... Merci.

Mais te plains pas, y'a pire ailleurs... J'm'en fous de ce qu'il se passe ailleurs. La guerre gnagnagna, la famine gnagnagna, il n'y a pas de hiérarchie dans la déception. La France c'est la honte, y'a que sa langue que j'aime bien.
Et c'est largement suffisant pour l'instant.

Eh là, eh là, eh là, on s'impulsionne, merci, enchanté.

Et pour finir, un clip qui a rien à voir vient ponctuer un article qui n'avait rien à voir. Et puis, ça reste Mobb Deep. Un putain de classique...

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12 octobre 2007

All-in.

J'ai envie de péter les plombs méchamment. Alors je vais aller marcher dehors, avec Booba (Temps Mort) à fond en bande originale de cette bad période. J'arrête pas de me dire que j'abuse. J'ai hâte d'être en novembre, encore plus en janvier. J'veux travailler. Ca y est. J'ai mis du temps, mais là c'est sûr que c'est ce dont j'ai vraiment envie en ce moment. Un travail, de l'argent "gagné", pas de l'argent virtuel quoi. Ca me servira à payer un loyer, à m'acheter à manger et profiter sainement du reste. J'ai jamais eu un rapport équilibré et raisonnable avec l'argent.

Je vais aller marcher comme je suis habillé là, avec mes chaussures puma qui datent, mon pantalon de survêt' nike blanc que j'ai jamais trop mis (j'sais pas pourquoi), un t-shirt noir de La Boussole, un gilet blanc à capuche de H&M, et un blouson en grosse laine noir RG à capuche. Autant dire que j'y vais plus fâché que fashion. J'aurai deux écouteurs sur les oreilles pour penser à rien, car c'est quand on fait le vide qu'on est le plus triste. Et là j'ai besoin d'être triste pour passer à autre chose. J'en veux à personne. Je n'suis jamais dans les temps, c'est le principal problème de ma vie. Et j'ai besoin de m'épanouir rapidement sur le plan matériel pour que mes cernes disparaissent et laissent place à un sourire sincère.

J'ai besoin de surcharger mes journées de trucs bêtes, pour meubler mon esprit occupé trop souvent par la réflexion négative, saine, mais potentiellement déprimante. AAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH!

J'suis bien dans ma tête pourtant. Optimiste pour mon avenir. J'ai juste du mal à gérer certains aspects de la vie. J'suis dépourvu de conscience en ce qui concerne les conventions, les machins, l'administration, les factures, les droits, les déclarations, l'électricité, et j'en passe(cale). Et cette accumulation de lacunes, c'est plutôt pénalisant dans la vie quand on les assume... J'blague pas!

"Moi j'veux qu'on m'payyyye moi, écoute-moi : 6000 balles pour travailler tout l'mois, j'm'en bats les couiiiilles moi."
                                                   [...]
"La vie c'est duuuuur mais ici on s'eeeen r'met... Plus rien n'métonne jusqu'ici tout va bien."

C'est peut-être le beat de folie qui accompagne Booba sur ce morceau qui me fait cautionner chacune des phases. Peut-être. J'espère.

Posté par delpecco à 16:57 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2007

Zéro-Zéro, normal.

Ca y est, j'ai remis les compteurs à zéro. Enfin mon compte est à zéro, presque, c'est pas vraiment drôle. Je suis pauvre, je n'mens pas, mais j'me plains pas. Et croyez pas que j'me plains pas sous prétexte qu'il y a pire ailleurs. Le pire, j'le mets de côté lorsqu'il s'agit de juger objectivement la légitimité de mes lamentations.

Je devrais être triste car je suis con. Je n'pensais pas que mon vice allait cohabiter de manière aussi violente avec mon retour forcé à ma no life. Mais je ne suis même pas effondré, car je sais que c'était la dernière fois, j'l'ai promis.

Enfin voilà, je suis PAUVRE et ça mérite des majuscules et du noir foncé. En mai, j'aurai le droit de toucher le RMI, bizarrement j'prends ça comme un cadeau et pas comme une alarme. Je me vois déjà avec cette somme vraiment pas négligeable, en plus de mes piges que je fais et ferai à droite à gauche (à gauche de préférence). Ca peut être cool, ça peut aussi ne pas se passer comme ça, si j'me décide à accepter un contrat de deux ans en alternance avec une école basée à Paris, c'est en tout cas c'qu'on m'a proposé (SMIC assuré et carte de presse à la clé). Si je privilégie cette option, ce sera sans doute à partir de janvier que tout commencera. Sauf que cette offre n'est peut-être plus d'actualité sachant qu'on m'en a fait part il y a maintenant presque trois mois.

Là j'en ai marre d'être malade. C'est dommage ce que je vais dire, mais franchement, j'aurais adoré avoir ça au lycée... Ooooh les points de suspension rêveurs, imagine, tranquille à la maison, aller en cours une fois par semaine pour le fun, et refuser et accepter tout ce que je veux en prétextant ma... monogamie (j'ai pris un mot au hasard qui commence par "mono", parce que mononucléose, j'en peux plus).

Mais là ouais c'est chiant, j'ai pas d'argent, pas l'occasion d'en gagner, le temps passé chez moi sans la voir a amorcé paisiblement la fin d'une histoire quasi-sentimentale (à cause de moi...), jai des fourmis partout dans le corps et j'peux pas jouer au ping alors que j'm'étais pourtant bien entraîné cet été pour le début de saison, et par dessus-tout, l'entrée fracassante dans mon journal à Paris n'a rien eu de fracassant, si ce n'est son avortement précoce (ceci est un pléonasme pauvre, un pléonasme DE pauvre, d'ailleurs).
Alors ouais j'ai le droit d'me plaindre.

Vivement le RMI... En attendant, j'suis bon pour le manteau kaki, la 8.6, l'abri du Monop' et les bagarres nocturnes! Bon ok j'exagère un peu (j'me bats aussi de jour).

C'est chiant ce sentiment de flashback, surtout quand on entrevoit seulement les mauvais côtés de ces scènes du passé. J'étais sur le point de devenir bien et sain, mais encore une fois, c'est la débauche qui m'embauche et m'amoche.

Bises à tous.

PS: j'veux pas être emmerdé avec le lobby manteau kaki, alors croyez-moi mes frères, j'fais partie des vôtres. Pour la 8.6, c'est pareil...

Posté par delpecco à 02:05 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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